L’Université Sorbonne Nouvelle accueille actuellement l’exposition « G7 Handicap et Inclusion », organisée dans le cadre de son label d’université inclusive démonstratrice. Droit au savoir a assisté à son inauguration qui s’est tenue en présence d’Alessandra Locatelli, ministre italienne en charge du handicap, et d’Emanuela d’Alessandro, ambassadrice d’Italie en France. Un signal fort de l’attention portée, à l’échelle internationale, aux enjeux d’inclusion.
Une exposition au format accessible, ouverte à tous
Conçue pour informer et sensibiliser un large public, l’exposition propose un parcours clair à travers les engagements pris par les grandes puissances mondiales en matière de handicap et d’inclusion. Elle s’appuie notamment sur les travaux issus du G7 de 2024 et donne à voir, de manière concrète, ce que ces engagements recouvrent dans la vie quotidienne des personnes concernées.
La rencontre s’est prolongée par une table ronde dédiée à l’éducation inclusive dans le cadre du G7, avec notamment la participation de Thomas Fauvel, représentant de la délégation jeunesse du Conseil national consultatif des personnes handicapées, et de l’association 100 % Handinamique. Les échanges ont souligné l’importance de placer la personne en situation de handicap au cœur de son parcours de vie, en garantissant un accompagnement sans rupture.
La Charte de Solfagnano : le texte au cœur de l’exposition
L’exposition s’articule autour d’un document de référence : la Charte de Solfagnano, adoptée le 16 octobre 2024 lors du tout premier sommet du G7 exclusivement consacré au handicap et à l’inclusion, organisé à Assise et Solfagnano en Italie. Les sept pays membres (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis) ainsi que l’Union européenne, y ont pris des engagements formels, ancrés dans la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
La charte structure ces engagements autour de huit priorités :
- L’inclusion comme priorité politique dans l’agenda de chaque pays signataire
- Accessibilité universelle, physique et numérique
- Vie autonome et indépendante
- Inclusion professionnelle et valorisation des talents
- Nouvelles technologies inclusives
- Participation à la vie sportive, culturelle et de loisirs
- Dignité de vie et services de proximité adaptés
- Protection des personnes handicapées en situations de crise (climatique, humanitaire, conflits)
Un principe transversal irrigue l’ensemble du texte, hérité de la Convention de l’ONU : « Rien sur nous sans nous », les personnes concernées doivent être pleinement associées aux décisions qui les touchent.
Une dynamique qui se poursuit
Depuis l’adoption de la charte, la mobilisation internationale ne s’est pas interrompue. En avril 2025, le Global Disability Summit réunissait à Berlin plus de 4 700 participants issus de 160 pays. Il s’est conclu par l’adoption de la Déclaration Amman-Berlin, signée par 71 gouvernements, avec un objectif concret : qu’au moins 15 % des programmes de développement international intègrent explicitement la dimension du handicap d’ici 2028.
L’exposition à la Sorbonne Nouvelle s’inscrit dans cette dynamique en offrant un espace pour comprendre où en est ce mouvement, et ce qu’il implique pour chacun — notamment pour les étudiants et jeunes actifs en situation de handicap, dont les parcours de formation et d’insertion sont directement concernés par ces engagements.