Tout au long de l’année universitaire des prestations d’accessibilité pédagogique peuvent être mises en place sur décision de l’équipe plurielle de l’université, en accord avec l’étudiant en situation de handicap, en lien avec son projet d’études et en collaboration avec la MDPH. C’est l’établissement d’enseignement supérieur qui doit mettre en place ces prestations et qui les finance. S’il ne possède pas en interne les compétences permettant de répondre aux besoins étudiants, une convention peut être signée avec un service associatif gestionnaire. L’ensemble des prestations mises en œuvre doivent pouvoir être réévaluées en cours d’année si cela s’avère nécessaire (en plus ou en moins).
Ces mesures sont de différents types en fonction des besoins du jeune concerné, des études suivis et de son degré d’autonomie :
Les aides à la communication : interprétariat LSF, codage LPC, transcription écrite simultanée, aide spécifique aux jeunes présentant des difficultés de formulation
L’accès aux contenus des cours : transcription Braille, prise de notes, interface,
Les aides pédagogiques : tutorat, soutien pédagogique et/ou linguistique, reprise de cours par un professeur, travail en bibliothèque (aide à la manipulation, enregistrement audio….).
Le travail personnel à domicile. Certains étudiants ont besoin de cette aide qui n’existe pas encore dans les faits. Les discussions qui s’entament sur la PCH enfant doivent pouvoir permettre de résoudre cette question utile à de nombreux jeunes.
Un certains nombre d’aménagement des examens et concours sont possibles pour les formations qui relèvent de l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur, l’Agriculture et la Pêche.
Le médecin universitaire est habilité par la MDPH à déterminer les aménagements des examens et concours en lien avec la MDPH selon les besoins de chaque étudiant ou élève.
On peut notamment lister les suivantes :
- temps majoré (1/3 temps) : les candidats peuvent bénéficier d’un aménagement du temps de composition qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chaque épreuve des contrôles et examens
- accessibilité des locaux : la salle d’examen doit être accessible (plan incliné, ascenseurs aux dimensions) en veillant dans la mesure du possible, à des toilettes aménagées à proximité
- utilisation de matériel approprié (machine braille, ordinateur, codeur LPC ou LSF) : les candidats qui utilisent habituellement un matériel spécifique doivent prévoir l’utilisation de leur propre matériel
- conservation pendant cinq années les notes des épreuves ou des unités obtenues aux examens, ou d’étaler sur plusieurs sessions, des épreuves d’un examen.
- secrétaire : lorsque la présence d’un secrétaire est nécessaire, celle-ci est assurée prioritairement par un enseignant de la discipline faisant l’objet de l’épreuve. A défaut, il est soit d’un niveau égal à celui du candidat s’il est d’une formation différente, soit d’un niveau immédiatement inférieur s’il appartient à la même formation.










Accessibilité pédagogique, examens et concours