Description
La déficience motrice recouvre des réalités hétérogènes, aux origines diverses. Nous n’évoquerons ici que les plus fréquentes, en exposant leurs conséquences fonctionnelles sans détailler la cause médicale.
L’infirmité motrice cérébrale (IMC) gêne ou empêche la coordination de certains gestes ou mouvements (mouvements désordonnés et incontrôlés), la motricité fine ou la dextérité, l’élocution ou la prise de certaines postures.
La paralysie après un traumatisme médullaire provoque un déficit moteur et sensitif plus ou moins étendu. La paraplégie est la paralysie des membres inférieurs avec ou non celle du bas du tronc. La tétraplégie est la paralysie de quatre membres et du tronc.
Certains traumatismes des membres ou du tronc sont associés à un traumatisme crânien, susceptible d’engendrer la perte des acquis intellectuels et de réduire les possibilités d’autres acquisitions.
Les myopathies correspondent à une atteinte musculaire et évolue dans certaines formes vers l’aggravation, avec atteinte cardiaque et respiratoire, qui limite les efforts physiques, voire même la seule respiration.
Besoins des étudiants handicapés moteurs.
Les handicapés physiques engendrent divers besoins d’accompagnement selon l’importance des lésions et selon les organes atteints.
Lorsque le handicap ne concerne que les membres inférieurs, les problèmes à résoudre sont essentiellement de l’ordre de l’aménagement des locaux permettant la circulation dans l’ensemble des bâtiments y compris secrétariat, scolarité, bibliothèque… L’accessibilité : la largeur des portes et leur poids, les ascenseurs pour les étages, le revêtement des lieux de circulation, le niveau de déclinaison des pentes et la hauteur des trottoirs sont des points sensibles. A défaut de ces aménagements, un accompagnement humain sera nécessaire.
Le handicap peut entraîner une incapacité physique à utiliser ses membres supérieurs ou une faiblesse musculaire ne permettant que des mouvements réduits incompatibles avec une prise en notes soutenue pendant tout un cours. Pour d’autres, ce sont des mouvements désordonnés et incontrôlables qui vont empêcher l’écriture ou la réalisation de mouvements précis (TD par exemple). Un soutien, une aide, ou un aménagement des cursus pourra être envisagé.
Le handicap (notamment chez les IMC) peut entraîner de graves difficultés de communication orale. La présence d’une interface (auxiliaire d’intégration) sera souhaitable pour permettre à l’enseignant d’interroger l’étudiant et à celui-ci d’intervenir en cours.
Certains étudiants peuvent avoir besoin d’une aide pour se dévêtir et pour sortir le matériel de cours d’un sac… La présence d’un accompagnateur en bibliothèque sera là aussi sollicitée pour accéder et manipuler les ouvrages.
Dans certains cas, il est nécessaire de prévoir des aides à la personne pour accéder aux toilettes ou prendre un repas sur place.
Aides possibles
- aide à la manipulation en bibliothèque ou en TD
- aide à l’écriture
- aide au déplacement
- aide à la communication.
Dans tous les cas, des relations régulières avec l’étudiant concerné, les associations spécialisées et les personnes ressources de l’université évitent les difficultés et facilitent la résolution de problèmes minimes.









