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Déficience auditive

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Description

La déficience auditive recouvre une réalité différente pour chaque personne, et ses conséquences varient en fonction du degré de surdité, de l’âge auquel celle-ci apparaît, des possibilités d’appareillage, du type d’éducation reçue, du mode de communication privilégié.

En effet, la déficience auditive se traduit par une diminution partielle ou totale de la capacité à entendre des sons, mais aussi par une modification de la perception des sons. Elle se mesure en perte en décibels :
perte de 20 à 70 décibels : il s’agit de personnes malentendantes
perte de supérieure à 70 décibels : il s’agit de personnes sourdes

Une surdité légère, moyenne ou unilatérale peut entraîner des difficultés dans les cours. Des solutions techniques peuvent porter remède à certaines difficultés, mais la compréhension varie selon la distance, les déplacements (de l’enseignant sur l’estrade par exemple) et s’il existe un fond ambiant bruyant.

La déficience auditive se caractérise également par sa date d’apparition : une surdité acquise avant l’apprentissage du langage peut entraîner des problèmes de communication importants. L’enfant ne peut apprendre le français oral et écrit naturellement puisqu’il n’entend pas (acquisition de mots par la lecture, problème de syntaxe à l’oral comme à l’écrit). Il faut lui enseigner le français à l’aide de méthodes adaptées, mais pour beaucoup il restera toujours un peu comme une langue étrangère.

Le port de prothèses peut, dans certaines situations, améliorer la communication mais ne peut en aucun cas restituer une audition normale.

Aussi, pour recevoir les informations orales, les personnes malentendantes ou sourdes utilisent, pour certains, leurs restes auditifs, la lecture labiale (exercice difficile et fatigant consistant à lire sur les lèvres, pouvant être source d’incompréhension du fait de l’existence de nombreux sosies labiaux), le langage parlé complété (code consistant à compléter le français oral pour différencier les sosies labiaux) ou la langue des signes française.

Besoins des étudiants déficients auditifs

Quel que soit leur degré de surdité, les étudiants sourds ou malentendants expriment toujours des difficultés à percevoir l’intégralité du message oral.
La lecture labiale permet au mieux de reconnaître ce qui est déjà connu. La perte d’information peut atteindre 70% du message : seule la réunion de conditions optimales facilite une bonne compréhension (position du locuteur, articulation du message oral…).

La prise en notes, qui est l’outil indispensable à l’étudiant déficient auditif, doit restituer en langage clair et sans abréviation l’essentiel du cours.

Outre les problèmes de communication qu’elle pose, la surdité a des conséquences sur l’acquisition de la langue française et sur son utilisation, tant en lecture qu’en expression écrite.

Une part importante de la culture se transmet par le mode audio-oral : télévision, radio, théâtre, cinéma… mais aussi conversations de la vie courante (ce qu’on entend dire autour de soi). La personne sourde ou malentendante ne bénéficie pas de tous ces apports d’information issus de l’environnement.

Ce ci explique la nécessité d’un soutien pédagogique et linguistique, assuré les plus souvent par des spécialistes de la surdité en collaboration avec l’enseignant responsable ainsi que d’une présence au début des épreuves d’examen afin de s’assurer que la formulation du sujet ne présente pas d’ambiguïté pour l’étudiant sourd.

Aides possibles

Il s’agit de proposer à chaque étudiant un accompagnement spécifique et individualisé correspondant à ses besoins, selon les différentes situations de formation (amphithéâtre, travaux dirigés, cours de langues vivantes…).

  • aides humaines : interprètes, codeurs LPC, interfaces de communication, enseignants spécialisés, transcripteurs professionnels (ou preneurs en notes)
  • aides techniques : micro directionnel, boucle magnétique
  • adaptation des cours : utilisation du rétroprojecteur, du tableau, cours remis à l’avant, lexique
  • adaptation de la durée des études et des examens (oraux par exemple) : 1/3 temps supplémentaire car la lecture moins rapide (vocabulaire et syntaxe) et rédaction ralentie.

S’agissant d’un handicap à la communication, il est essentiel qu’une information sensibilisation soit effectuée auprès des enseignants et des étudiants afin de s’assurer de la bonne intégration de l’étudiant sourd : bien articuler et réduire si possible son débit, ne pas parler en tournant le dos….

Dans tous les cas, des relations régulières avec l’étudiant concerné, les associations spécialisées et les personnes ressources de l’établissement (tuteur, chargé de mission handicap) facilitent la résolution de problèmes même minimes en apparence, et permettent le réajustement des mesures mises en place.

Qui sommes nous ?

L'Association nationale pour le Droit au Savoir et à l'Insertion professionnelle des jeunes personnes handicapées, Droit au Savoir a été créée en décembre 2001 par 9 associations nationales (AFM, ANPEA, ANPEDA, APAJH, APF, FSEF, GIHP, UNAFAM, CNPSA) représentant tous les types de handicap pour promouvoir et soutenir la scolarisation au-delà de 16 ans et la formation professionnelle des jeunes en situation de...

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